Nouvelle-Écosse : le réveil évangélique d’Henry Alline
Avant la domination britannique, les missions catholiques françaises sont actives en Acadie, notamment auprès des Mi’kmaq. Au début du XVIIe siècle, les Jésuites Pierre Biard et Énemond Massé participent aux premières missions françaises de la région. Après la fondation d’Halifax en 1749, l’anglicanisme se développe dans les communautés britanniques. Le méthodisme et le baptisme prennent ensuite une place croissante.
Henry Alline (1748–1784) est l’une des figures les plus importantes de l’histoire des réveils évangéliques canadiens. Son ministère commence dans les Maritimes au cours des années 1770. Il insiste sur la conversion personnelle, la nouvelle naissance, la repentance et la nécessité d’une expérience vivante de la foi. Son influence dépasse la Nouvelle-Écosse et touche également le Nouveau-Brunswick et certaines communautés de la Nouvelle-Angleterre. Son mouvement contribue au développement des baptistes et d’autres groupes évangéliques.
Pourquoi ce réveil est-il important ?
Il contribue à faire de l’expérience personnelle de conversion un élément central de la prédication évangélique. Il favorise l’apparition de communautés indépendantes des structures ecclésiastiques traditionnelles. Il prépare le terrain à d’autres mouvements de réveil au XIXe siècle. Le mouvement d’Alline est parfois associé au courant des New Lights, qui insiste sur la nécessité d’une expérience personnelle de la grâce divine. À retenir : la Nouvelle-Écosse est l’un des principaux foyers des premiers réveils évangéliques de l’histoire canadienne.